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10 ans de voyage en Ténéré : le bilan des 200.000 kms

10 ans déjà… 10 ans de voyage au guidon d’une seule moto : ma fidèle Yamaha XTZ 1200. Après 200.000 kms de voyages, d’aventures, de rencontres… Cela méritait de jeter un coup d’œil dans le rétro et de dresser un petit bilan de cette décennie bien remplie !

 

Mes premières expériences de voyages, comme la plupart des jeunes sans budget, furent avec un sac à dos et le pouce tendu sur le bord de la route. J’ai parcouru comme ça plusieurs pays d’Europe, vécu des expériences formidables, enrichissantes, parfois aussi drôles ou bizarres, et je garde une certaine nostalgie de cette époque… Mais je ne regrette pas mon choix d’avoir troqué mon backpack contre ma Ténéré !

 

Le stop c’est sympa mais tu ne vas pas toujours où tu veux… Tu vas surtout où les autres veulent bien t’emmener, et du coup je rêvais d’un mode de transport plus libre. J’étais déjà motard à l’époque, mais ma (regrettée) 1200 Vmax ne me permettait pas vraiment de voyager… Autonomie de mobylette, partie-cycle franchement dangereuse sur long trajet, prise au vent maximale pour le pilote, perte d’audition garantie au bout de 100 kms… Bref, un outil séduisant mais inutilisable. C’est en regardant la série documentaire Long Way Round que j’ai attrapé le virus, je devais avoir 22 ans et je ne rêvais que d’une chose : partir plus loin, plus longtemps, au guidon de ma moto.

Il me fallait donc trouver la moto qui me correspondait le mieux, pas forcément le trail le plus séduisant ou performant, mais le plus « voyageur ». Donc au diable l’esthétique, la puissance, la mode du moment et ce qu’en disaient les autres… J’avais mon propre cahier des charges. Une moto facile à rouler, à charger, sobre, qui renvoie une sensation de solidité, de fiabilité, et surtout qui s’efface à la conduite pour ne pas « prendre trop de place » dans le voyage. Avec ces critères là en tête j’ai donc fait la tournée des concessionnaires et j’ai réellement essayé tout ce qui existait à l’époque en trail. Du petit et routier Versys 650 au massif 1200 GS Adventure, en passant par la KTM 990, la Ténéré 660, j’en passe et des meilleurs… Mon choix c’est finalement tourné vers la rondouillette et rassurante 1200 Super Ténéré. Un physique qui ne faisait pas se lever les foules, un moteur « mou » selon la presse, des équipements un peu simpliste par rapport à la concurrence, lourde… Et pourtant… Facile à prendre en main, puissante mais tout en étant discrète, rassurante, avec une capacité de chargement digne d’un porte-avion, c’est elle qui m’a emballé ! Celle avec laquelle je me voyais vraiment voyager. Je devais l’acheter neuve (car pas d’occasions à l’époque) et à 23 ans, sans avoir d’argent de côté, j’ai fait un gros crédit pour me payer la bécane de mes rêves… Il fallait donc ne pas faire de mauvais choix avec elle, la faire durer et surtout la rentabiliser au maximum ! L’objectif est-il rempli 10 ans plus tard ? Avec 200.000 kms au compteur et 26 pays visités je pense que la question est vite répondue !

 

Toute neuve, sans rayures ni stickers… ça promettait pas encore la grande aventure !

 

La moto achetée le 6 novembre 2011, j’ai pu commencer mes premiers voyages en 2012, Croatie, Slovénie, Dolomites, Suisse…. Et avec les moyens du bord car après l’achat de la moto je n’avais plus un radis en poche ! Certains trouveront peut-être ridicule de mettre autant d’argent dans une moto si c’est pour ne plus avoir le budget de s’acheter un vrai pantalon de moto… Mais quand on a 23 ans l’envie de partir est si forte qu’on ne perd pas de temps à être rationnel !

Blouson moto premier prix, jean sans protection, kway plus ou moins waterproof, et pour le camping… La complète du premier prix de chez Décathlon, la base du débutant ! Mais qu’importe le matériel, quand la motivation est là on trouve du plaisir dans toutes les situations…

Ce fût aussi l’occasion pour moi de mettre les pneus d’une moto « hors bitume », ce n’était pas vraiment le but du voyage mais disons que l’itinéraire me l’a imposé. Aujourd’hui cela parait normal de faire des stages de perfectionnement offroad, d' »apprendre » le tout-terrain, d’acquérir de l’expérience, de franchir les étapes une par une… Mais il y a 10 ans on ne parlait pas de tout ça, on voyageait et on apprenait sur le tas. D’ailleurs le tout-terrain n’était pas une recherche dans le voyage pour moi, je n’ai pas acheté un trail pour en faire spécifiquement, uniquement pour ne pas me limiter dans le choix de l’itinéraire.

 

 

Le bilan de mes premiers voyages avec la Ténéré ? Parfait. J’ai tout de suite était en confiance avec elle, malgré le poids, le manque d’expérience à son guidon et la méconnaissance du terrain… J’ai pris du plaisir tous les jours et dans toutes les conditions, elle a démarré tous les matins… Que demander de plus ? Sa consommation ? J’ai réussi à tomber en panne sèche en Croatie avec 500 kms au compteur… Soit avec 23l de réservoir une conso moyenne de 4,6l/100 kms, plutôt économique !

Après un an d’usage intensif, la moto avait déjà 26.650 kms et… Elle me faisait son premier caprice. Rien de grave, un bouton du compteur qui commençait à ne plus vouloir fonctionner à tous les coups. Remplacé sous garanti par Yamaha, fin de l’incident.

 

 

En septembre 2013 j’ai fait mon premier « gros » roadtrip en Europe avec Sylvain, mon pote d’enfance avec qui j’avais déjà voyagé en stop en Ecosse. 8000 kms en 3 semaines pour traverser : Suisse, Italie, Autriche, Slovénie, Croatie, Serbie, Roumanie, Bulgarie, Grèce, Albanie, Monténégro et Bosnie… Autant vous dire qu’avec un tel programme on a pas vraiment pris le temps de visiter sur la route ! Mais le projet était plus de voir un maximum de paysages, de vivre un maximum de choses et de s’en mettre plein la vue… Objectif atteint, avec des bivouacs dont je me rappellerai toute ma vie et une initiation au tout-terrain à la dure en Bulgarie, à « jardiner » dans la montagne tout un après-midi sans GPS et sans carte avec pour seul but de sortir de là avec les motos intactes. Avec le recul ce n’était pas si difficile, mais à l’époque, et sans aucune notion de conduite tout-terrain, on en avait bien sué !

 

Oui oui, il a fallu passer les motos par-dessus des troncs !

 

C’est aussi en 2013 que je me suis inscrit à mes premières rando sur le forum Terre-Bitume. Les randos organisées par des guides professionnels étaient très rares, voir inexistante, on se débrouillait donc entre nous pour organiser des weekends dans notre région. Aujourd’hui on parle de rando « trail », mais à l’époque faire du « trail » ne voulait rien dire pour moi. On faisait juste des petits weekends moto qui ressemblaient à des voyages, et dont le but n’était pas vraiment de faire du tout-terrain  mais plus d’être une sorte de substitut pour pallier au manque dans une période où je ne pouvais pas voyager. Alors je n’avais pas franchement la moto la plus adaptée aux itinéraires, ce qui m’a valu quelques bons moments de transpiration intense, mais je garde surtout un super souvenirs de l’ambiance de nos bivouacs !

 

 

2014 fût une année plutôt calme, avec quelques voyages dans les Alpes et en Slovénie, mais sans grandes aventures. C’est en 2015 que je me suis remis aux « choses sérieuses » avec le projet un peu ambitieux, et idiot, de visiter la Bosnie en empruntant un maximum de pistes et… En avril ! Tous les ingrédients étaient réunis pour que ce soit une galère mémorable : quasiment aucune expérience en tout-terrain, en solo, sans GPS… Et avec de la neige encore bien présente sur les chemins ! Mais au lieu d’une galère j’ai surtout vécu un voyage hyper intense en rencontres, en découvertes, j’ai appris tellement de choses… Et avec le recul je n’ai jamais eu la sensation de me mettre en difficulté, même quand j’étais coincé dans la neige.

Il y a bien eu quelques chutes… Mais je commençait déjà à comprendre que la Ténéré était plus ou moins indestructible !

 

 

 

Remonté à fond par cette expérience en Bosnie j’ai décidé de partir plus loin et plus longtemps quelques mois plus tard. Dans l’optique d’aller toujours plus à l’Est, le Caucase m’est apparu comme la destination idéale à visiter en trail. Je suis donc parti 1 mois en Géorgie, un roadtrip long de 12.000 kms, et ce fut une énorme claque ! Déjà de franchir le Bosphore à Istanbul et d’entrer en Asie, puis de découvrir la culture, les montagnes du Caucase, son Histoire et puis un plaisir tout simple : faire des bornes et des bornes de pistes tout seul sur le toit de l’Europe… Un kif qu’on ne peut pas décrire !

La moto s’est avérée parfaite pour ce genre de voyage. Sur 12000 kms il faut une bécane à l’aise pour traverser la Serbie et la Bulgarie à fond sur l’autoroute et sans perdre de temps, et en même temps qui soit capable en tout-terrain une fois arrivé en Géorgie. Le tout avec une bonne autonomie et sans tomber en panne. Trouver une moto capable de ce grand écart n’est pas simple, et sur ce voyage j’ai vraiment eu la sensation d’avoir trouvé la perle rare ! Certes je me suis pris quelques bonnes « pelles » à son guidon, parce que je ne suis clairement pas un pilote très doué, mais qu’importe vu qu’elle se relève toujours sans qu’il y ai la moindre chose de cassée !

 

 

En novembre 2015 j’organisais ma première rando trail en France, dans mes Cévennes. Une expérience formidable (même si il y a eu de la casse sur les motos, et une jambe cassée pour le malheureux Didier !). Une rando qui a soudé un groupe et où est né un concept : la Touraklette ! Soit un maximum de fromage à raclette dans des valises Touratech, le tout sur du tout-terrain hivernal… Tout un programme !

 

 

L’année 2016 a démarré fort avec beaucoup de randos hivernales et un roadtrip en Corse avec des amis d’enfance. Le but était simple : ne rien préparer, ne pas se renseigner, tout improviser sur place et faire un maximum de pistes. Un pari osé mais réussi, comme quoi faire du tout-terrain n’a rien de compliqué et il n’est pas nécessaire de posséder tout un tas de GPX pour y arriver. Nous n’avions pas de GPS, simplement quelques cartes papiers IGN, une tente, un réchaud … Et en avant !

 

 

Après cette « aventure » corse la moto a dignement fêté ses 100.000 kms ! L’occasion de lui offrir une distribution neuve et de me rendre compte qu’après une vie déjà bien chargée en voyage et bien… Je n’avais rien changé, rien cassé, et que je n’étais jamais tombé en panne. Une moto économique donc, car à part changer les pneus, l’huile, les bougies… Et sans soucis, ce qui en roadtrip est un luxe. Ne penser à rien d’autre qu’au voyage, sans se demander si la moto démarrera le lendemain, si le moteur tiendra jusqu’au bout,… Quand je l’ai acheté je pensais que j’aurais régulièrement à faire un peu de « petite » mécanique sur la route mais en fait, arrivé aux 100.000 kms, je n’aurais jamais sorti un tournevis de mes sacoches !

C’est donc sans aucune appréhension que je suis reparti sur la Route en septembre 2016, pour faire un grand tour des Balkans en 1 mois et essentiellement tout-terrain. Pour beaucoup de motards une bécane de 100.000 kms est en fin vie et pourtant je ne sentais pas que la mienne était proche de l’EHPAD ! Ce tour des Balkans fut intense, avec des terrains difficiles (notamment en Albanie), de fortes chaleurs ou au contraire des pluies intenses… Mais RAS, le navire Ténéré a encore traversé les flots sans encombres, 9000 kms sans panne ni la moindre inquiétude. J’ai commencé à croire qu’elle finirai par survivre à son pilote !

 

 

 

2017 a commencé avec ma première concentration hivernale, La Burle en Haute-Loire, mais pour mon baptême j’ai eu droit à une place « VIP » dans le panier du side de Pierro Pérégrine. La Ténéré devra patienter encore un peu avant de connaitre sa première hivernale.

L’hiver 2017 fut ponctué de nombreuses randos et surtout un come-back en Corse en avril, pour toujours plus de pistes et de bivouacs !

 

 

Après la Corse j’ai compilé toutes les pistes que je connaissait à travers les Cévennes pour proposer aux copains un « baroud » de 3 jours sur mon terrain de jeu favori.

 

 

 

A l’été 2017 la Ténéré accusait 120.000 kms et il m’a fallu remplacer le cable d’accélérateur qui montrait des signes de fatigue. Rien d’exceptionnel vu le kilométrage, et surtout remplacé avant la panne, il vaut mieux prévenir que guérir au fin fond du Caucase… D’ailleurs, en parlant du Caucase, les envies de grand voyage m’ont repris cette année là et je n’ai pu résister à la tentation de partir encore plus loin à l’Est… Après une étude minutieuse des cartes j’ai convenu qu’en 4 semaines je ne pouvais guère aller plus loin que l’Arménie, sauf si je ne faisais que rouler de tout le roadtrip (mais ce n’est pas ma façon de voyager).  Le timing fut serré, mais j’ai réussi à faire rentrer dans un planning d’un mois les 12000 kms du voyage, avec les visites de monastères arméniens et les vieux villages du Caucase. Un voyage de rêve, probablement le plus abouti de tous ceux que j’ai fait, riche en rencontres (locaux et voyageurs), en bivouacs idylliques en pleine steppe et en rides de folie sur des plateaux « du bout du monde »… Le genre de trip que l’on ne voudrait jamais finir !

 

 

Il y aura eu de bonnes chutes sur ce voyage mais à part des coups sur les pare-carters et le sabot moteur… La moto n’a absolument rien, si bien qu’elle ne donne pas l’impression d’avoir l’âge de ses artères !

2018 fût le véritable baptême des hivernales pour la Ténéré, et pas n’importe quelles hivernales… Celles qui font geler les bouteilles de rouge et qui te force à pisser sur tes valises pour dégivrer les serrures ! Pour moi, ma véritable première hivernale fût celle du Vercors, avec ses -15°c au bivouac et sa belle couche de givre sur la moto au réveil. J’ai souvenir qu’il a fait si froid cette nuit là que même l’intérieur de mes bottes, pourtant dans la tente et isolées dans plusieurs sacs, avait gelé et j’étais incapable de les mettre le lendemain. Certains trouveront que c’est de la torture mais j’ai pourtant adoré ça, la camaraderie au coin du feu, le côté « épique » du périple pour y aller… Ce weekend là j’ai vraiment attrapé le virus des hivernales !

 

 

Avec les copains on a ensuite décidé, pour Pâques, d’appliquer la même recette qui nous avait réussi en Corse pour faire un itinéraire offroad de trois jours dans l’Hérault. S’était aussi l’occasion de faire un article sur mon blog sur comment faire un weekend tout-terrain sans rien préparer ni même avoir de GPS. Un pied de nez à cette idée de plus en plus acquise dans le milieu du trail qui veut que rouler « offroad » est compliqué, que faire une trace est un véritable chemin de croix et que celui qui possède un GPX est comme propriétaire d’un trésor. Idée sur laquelle surfe les très nombreux guides professionnels pour justifier le tarif élevé de leurs sorties, alors qu’il est tout à fait possible de faire les mêmes itinéraires gratuitement et surtout facilement ! Quelques cartes IGN, un stabylo, une tente et quelques potes… Voila la recette pour se faire plaisir et rouler économique.

 

 

Après cette « expérience » locale, j’ai voulu appliquer la même recette à une destination que j’affectionne particulièrement : la Slovénie. Préparation minimum, juste une carte routière, une boussole et un peu d’inspiration et s’était parti pour 12 jours de « reconnaissance » !

J’ai vraiment adoré ce voyage, avec de faibles kilométrages journaliers, et rien d’autres à faire que naviguer avec ma carte pour tenter d’établir l’itinéraire offroad parfait à travers la Slovénie. Aujourd’hui j’ai la sensation de n’être pas très loin de la vérité, mais le pays regorge de tellement de pistes forestières que je pense que cet itinéraire pourrait être sans cesse amélioré. Encore une fois, et malgré de nombreuses chutes, la Ténéré ne m’a jamais fait de mauvais plan…

 

 

 

Après ce voyage la moto accusait tout de même 140.000 kms et quelques signes de « fatigue ». Les disques de frein avant étaient arrivés au bout de ce qu’ils pouvaient donner, tout comme les roulements de fourche et de roues… Vous me direz, à ce kilométrage là et après autant de tout-terrain, l’inverse aurait été surprenant ! Cela reste des pièces consommables, et changer ses disques tous les 140.000 kms est très (très) économique.

C’était aussi l’occasion de faire une bonne révision à la moto avant un nouveau projet : les Carpates. Un région à peine visitée en 2013 et que je voulais explorer dans son ensemble sur un voyage d’un mois. Malheureusement je n’ai pas fini ce roadtrip, j’avoue m’être lassé de la route car la destination était finalement bien moins sauvage que ce que j’imaginais et j’ai fini par m’y ennuyer. Je garde quand même quelques bons souvenirs, comme les forêts tchèques, l’église de Sedlec toute décorée en ossements humains, ce bivouac en Pologne où un ours a tenté de me piquer mon repas…

 

 

 

J’ai par la suite favorisé les sorties « locales », avec beaucoup de rando organisées dans les Cévennes… Et quelques bains de boue au passage !

 

 

2019 a démarré sur les chapeaux de roues sur la mythique hivernale du Vercors, deuxième du nom, avec les dingues de Vie de Motard. Une édition épique, marquée par un enneigement dantesque, des routes à peine praticables, des tentes à moitié ensevelies pendant la nuit… Bref, un truc dont on se souviendra toute notre vie !

La lourde Ténéré aura quand même eu des difficultés pour rouler sur la glace du col du Rousset, mais je ne lui en ai pas vraiment tenu rigueur… Je ne pense pas que les ingénieurs de Yamaha ont réfléchi à la possibilité qu’on puisse faire du patinage artistique avec cette moto quand ils l’ont développé ! Elle a quand même assuré l’essentiel : elle a survécu, sans pertes ni fracas.

La vidéo aurait mérité une palme d’or, à minima : Hivernale du Vercors

 

 

 

Comme une seule hivernale ne suffisait pas, on a cherché à se remettre dans les mêmes difficultés à peine un mois plus tard, en Ardèche. Le but ? Vivre une hivernale comme à la plage. Chemisette, chapeau de paille et concours de pétanque… Un bivouac de barjots qui aiment se faire du mal : Hivernale à la plage

 

 

Avec l’ami Fredo Chartreuse nous avons même poussé le vice jusqu’à faire une hivernale de 9 jours en Slovénie. A la base ce n’était pas le but du voyage, simplement de se faire plaisir sur les pistes slovènes, mais la météo en a voulu autrement ! 7 jours de pluie, une journée de neige, sur seulement 9 jours de roadtrip ! De quoi éprouver les pilotes, même si, équipés comme des gentlemen baroudeurs, nous n’avons pas eu à nous plaindre des conditions de route. Avec nos immenses tentes et tout ce qu’il faut pour le confort, nos bivouacs étaient même plus que luxueux !

 

 

La Ténéré nous aura quand même fait son premier vrai caprice… Au retour de Slovénie, sous la pluie, ma voyageuse a commencé à « ratatouiller », puis à tourner sur un cylindre… La faute aux anti-parasites qui n’étaient plus franchement étanches. Après démontage, séchage et nettoyage des puits de bougies, la moto est repartie jusqu’en France… Où elle m’a lâché à 40 kilomètres de la maison. Cette fois-ci un des anti-parasite a fini par céder, me laissant en panne sur le bord de la route. La voir « un genou à terre » sur cette dépanneuse m’a fait tout de même un petit pincement au cœur, mais à son kilométrage (165.000 kms) et après tant d’aventures il était difficile pour moi de lui en vouloir… Surtout qu’elle est ressortie quelques jours après du garage avec l’anti-parasite changé et prête pour en découdre à nouveau !

 

 

 

Cette petite panne ne m’a pas vraiment donné envie de l’économiser, loin de là. La Ténéré est repartie sur la route immédiatement, avec notamment un gros roadtrip dans les Alpes à l’occasion de la Stella Alpina.

Une concentration motarde bien sympa en Italie, au pied du col du Sommeiller, où la vieille a pu montrer aux bécanes plus jeunes et plus légères qu’il fallait toujours compter sur elle !

 

 

J’ai ensuite réalisé un projet que j’avais en tête depuis longtemps : le Kurdistan. Un voyage qui m’a laissé des souvenirs plein la tête, de découvertes de sites archéologiques à la valeur inestimable, de visites de palais, de villages millénaires,… Le vrai dépaysement, à deux pas des frontières syriennes et irakiennes… Des moments intenses qui te rappellent pourquoi tu voyages.

 

 

 

La moto me fera une petite mesquinerie sur ce voyage, en vidant l’huile de la commande d’embrayage alors que je slalomais entre les voitures dans les bouchons d’Istanbul… Un grand moment ! J’ai passé toutes mes vitesses à la volée pendant 450 kilomètres jusqu’à arriver devant Yamaha à Ankara en calant car je ne pouvais plus passer le point mort. Rien de grave, juste le joint du bocal un peu fatigué, mais comme je n’arrivais pas à l’ouvrir à cause d’une vis foirée j’ai préféré trouver un mécano bien équipé pour tout démonter comme il faut. Vidange du peu de liquide qui restait dans le circuit, on refait le niveau, on met une vis neuve pour remonter… Le joint reste toujours le même, mais comme le mécano m’a offert un bidon de liquide de frein je me suis dit qu’au pire je ferai régulièrement le plein sur la route. Et en fait… ça n’a plus du tout fuit pendant le voyage.

 

 

Le retour sera épique, avec une étape de 1200 kms pour rentrer chez moi où j’ai dû m’arrêter pendant plusieurs heures dans les toilettes d’une aire de repos car il pleuvait des cordes… Et comme je n’avais pas réellement réglé mon problème d’anti-parasites (seulement 1 sur 4 était neuf) je n’ai pas pris le risque de rouler… Oui, je suis parti pour 12000 kms au Kurdistan avec 3 anti-parasites sur 4 foireux… On peut appeler ça de la négligence, de la bétise, de l’insouciance… En tout cas ça a tenu, même si j’ai préféré installer le camp devant l’évier ce soir là pour m’éviter les ennuis.

 

 

 

Après ce grand voyage j’ai décidé (enfin) de m’occuper de ces problèmes d’anti-parasites. J’aurais vraiment dû le faire avant, surtout que c’est trois fois rien et que tous les copains qui roulent en 1200 Ténéré m’avait alerté sur la relative fragilité de ces pièces… Oui, la flemme fait faire des trucs idiots, genre partir au Kurdistan avec un moteur qui prend l’eau. Mais bon, je ne suis pas retombé en panne donc il n’y avait pas mort d’homme.

La moto affichait un respectable 180.000 kms au compteur, j’ai pour l’occasion essayé de changer les tubes de fourches avec un copain (ils étaient très marqués) et … On y est pas arrivé, les tubes étant littéralement soudés aux bas de fourche, j’ai donc opté pour la solution « fourche d’occasion » dans une casse moto. Un fourche d' »à peine » 110.000 kms, donc quasiment neuve pour ma Ténéré ! Un rapide passage au stand donc, pour une moto qui ne veut vraiment pas prendre sa retraite.

Début 2020 j’ai multiplié les hivernales, comme si je me doutais que le covid allait nous imposer de rester à quai pendant de longs mois… Et j’ai bien fait, les batteries rechargées à bloc d’air frais j’ai pu vivre le confinement avec recul et sans regrets.

 

 

Le covid a eu un certain impact dans mon objectif des 200.000 kms. Avec les divers confinements et couvre-feu cela n’a pas été simple d’ajouter des bornes au compteur mais j’ai tout de même saisi chaque occasion de rouler pendant l’année 2020. Deux roadtrips dans les Alpes, des bivouacs en Lozère, Ardèche, Beaujolais, un voyage en Belgique, … J’ai fait tout mon possible pour faire rouler la vieille !

Au niveau mécanique j’ai remplacé les joins des bocaux de frein avant et embrayage et… C’est tout. Je peux pas dire que ma Ténéré soit une moto qui pose soucis à son propriétaire !

 

 

2021 a commencé très fort avec une hivernale bien froide (-12°c) dès le premier weekend, une rando très boueuse dans les Cévennes et une hivernale sur les traces de Bête du Gévaudan. De quoi rattraper le temps perdu après des semaines passées à la maison à attendre d’avoir le droit de sortir.

 

 

A force de multiplier les sorties, même dans un tout petit périmètre, les 200.000 kms se rapprochaient de plus en plus. Il fallait donc un gros challenge avant d’atteindre ce cap symbolique… Et la team Vie de Motard me la offert en Ardèche, avec une rando hivernale bien musclée pour voir si la vieille Ténéré en avait encore dans le ventre !

Alors cela n’a pas été simple de suivre les petits monos sur les traces d’enduro de Captain Cigalou, mais je crois que ma grosse baroudeuse n’a pas démérité !

 

 

 

Pour achever l’objectif des 200.000 je suis parti à travers les Pyrénées avec Fredo Chartreuse pour tenter de fêter cet anniversaire face à l’océan… Mais hélas il m’a manqué quelques kilomètres au compteur pour pouvoir le faire ! Les 200.000 seront finalement validés de manière moins glorieuse quelques semaines plus tard, dans une zone commerciale à Alès, tel était le destin de la moto !

 

 

Il est donc temps de faire le bilan de ces presque 10 ans et 200.000 kms passés aux côtés de ma fidèle Ténéré. Fidèle est un adjectif qui lui va parfaitement, car malgré tout ce que j’ai pu lui demander, lui faire subir avec ma tendance à souvent oublier l’entretien et à chuter pendant tous mes voyages, elle ne m’a jamais laissé tomber.

Une seule panne en 200.000 kms, et encore elle a eu l’élégance d’attendre que je sois rentré en France et pas loin de la maison. Une panne qui n’aurait jamais dû arriver car je savais qu’il fallait changer ces anti-parasites, tout le monde me l’avait dit. Donc si je n’avais pas été un aussi gros flemmard la moto n’aurait jamais connu la dépanneuse… Tout est de ma faute.

Au niveau des pièces importantes changées au fil des années il y eu :

La chaine de distribution et son tendeur / 100.000 kms

Le câble d’accélérateur / 120.000 kms

Les disques de frein avant / 140.00 kms

Bobines crayon (anti-parasites) / 165.000 kms

Tubes de fourches / 180.000 kms

 

Pour les pièces « secondaires » j’ai changé 2 ou 3 rayons, les joints des bocaux de frein avant et d’embrayage, les joints spi lors d’un entretien de la fourche (à 110.000 kms) et…. C’est tout !

Vous allez me dire que j’oublie plein de choses, que j’ai dû remplacer plein d’autres pièces, mais non. L’amortisseur arrière, le disque de frein arrière, les étriers, l’embrayage, le cardan, le système de refroidissement,… Toutes ces pièces sont d’origines après 200.000 kms de voyage !!

On peut donc parler d’une moto robuste, économique et qui demande vraiment le minimum en terme de préparation et d’attention.

Après une utilisation intensive en 10 ans, sur de longs voyages et beaucoup de sorties en France, j’ai vraiment appris à connaitre cette moto et voici mon bilan :

 

Points négatifs :

 

Si il y a une petite chose que l’on peut reprocher au moteur de la Ténéré c’est de ne pas susciter de grandes émotions. Alors en voyage ce défaut devient une très grande qualité, c’est certain, mais quand vous allez faire une paire de cols autour de chez vous pour vous détendre… Et bien ça ne renvoie pas grand chose en terme de sensations. Ce n’est pas de la mollesse, il y a quand même (en gros) 110 bourrins là dedans, mais le bruit est électrique, les sensations effacées… Bref, ce n’est pas un moteur développé pour les allumés de la poignée de gaz. Autre point négatif : il chauffe beaucoup et très vite. Heureusement le pilote ne le ressent pas trop à son niveau, mais en ville et en tout-terrain le ventilateur se déclenche sans arrêt (même en hiver) et cela fait beaucoup de bruit. Un peu dommage quand on veut cruiser cool sur un chemin pour apprécier le paysage…

Pour la partie-cycle je regrette surtout l’impossibilité de déconnecter l’ABS. Alors ce n’est pas un gros problème, car celui-ci est très bien réglé et se ressent peu en tout-terrain… Sauf lors de fortes descentes sur un sol instable, là pour ralentir les 265 kgs de l’enclume Ténéré ça devient coton ! Reste qu’en voyage ça n’arrive jamais, et qu’au pire ça se fini avec les pied sortis, mais on connait tous ce copain un peu traitre qui va vous faire passer par le pire single en descente dans votre « rando soft » du dimanche… Là ne lésinez pas sur l’anti-transpirant.

Lors des descentes, et chargé comme on peut l’être lors d’un voyage, la garde au sol est peut-être un peu juste. Rien de grave, mais le sabot moteur est clairement obligatoire pour ne pas angoisser à chaque marche. Pour la même raison les cale-pieds frottent très facilement en virage, alors ça donne un effet « arsouille » sympa mais à force de frotter j’en connais qui ont été obligé de les changer !

Sur l’électronique si il y a bien quelque chose de dommage ce sont les deux cartographies moteur différentes. Personnellement je ne suis pas un passionné de gadgets électroniques en moto, mais pourquoi proposer deux modes différents (sport et ville) qui, franchement, sont quasiment identiques ? Je cherche encore l’utilité de cette possibilité de réglage.

Un autre point décevant, pour moi, est le confort de la selle. Tout est fait sur cette moto pour donner envie de ne jamais s’arrêter… Sauf la selle qui tanne assez vite le séant du pilote et qui oblige parfois à rajouter des pauses dans la journée.

On peut aussi parler de la béquille pénible à sortir, et qui ne veut être ni trop penchée ni trop droite… Bref, la moto devient capricieuse à garer ce qui me fait pester sur elle quelques fois.

Le dernier point est plus un regret concernant la capacité du reservoir, vu la taille du vaisseau amiral j’aurais aimé que Yamaha sorte une version XL comme Bmw avec sa version Adventure de sa GS. Certes 23l n’est pas mal du tout, surtout que la consommation est raisonnable, mais je n’aurais pas été contre un réservoir de 30l pour avoir une autonomie de 600 kms.

Pour la mécanique il n’y a que deux points faibles à surveiller sur cette moto : les bobines crayons et les rayons. Les bobines (anti-parasites) sont bizarrement fragiles et ne vieillissent pas très bien, ce qui fini par laisser rentrer de l’humidité. Les symptômes sont tout bête : la moto « ratatouille » un peu quand il pleut ou qu’il fait humide, l’allumage n’est pas très régulier et cela donne des à-coups quand vous remettez les gaz. Si cela vous arrive il faut juste remplacer les 4 bobines, n’allaient pas chercher plus loin et surtout ne faites pas le choix idiot (comme moi) d’attendre que ça casse pour vous en occuper. Pour les rayons la 1200 Ténéré a la réputation de les perdre, tout simplement. Alors personnellement ça ne m’est jamais arrivé, et en 200.000 kms j’ai simplement dû en remplacer 2 ou 3 ce qui n’est vraiment pas le bout du monde… Mais je les ai toujours fait vérifier en concession, ce qui explique peut-être que mes rayons d’origines sont toujours solidement attachés à mes jantes. Leur réglages doit être minutieux, serré au couple de manière précise, si vous faites ça à l’arrache dans votre garage vous risquez de les perdre par paires… Voir de casser la jante, comme j’ai déjà pu le voir, et là bonjour la facture !

 

Points positifs :

 

L’atout principal de cette moto est sa solidité globale. Le moteur a beau avoir 200.000 kms dans les pattes il donne pourtant l’impression d’être à peine rodé. Les reprises sont toujours aussi franches, la puissance est toujours là… Bref, un bloc qui ne s’essouffle pas avec les années. J’évoquais plus haut le manque d’entrain de cette mécanique, mais c’est aussi sa qualité car, pour moi, une bonne voyageuse doit savoir « s’effacer » dans l’expérience du voyage. Yamaha a su faire un moteur d’une grande discrétion, une sorte de gros Transalp pépère et tout en souplesse, mais avec les watts nécessaire pour emmener le pilote et tout son chargement sans jamais peiner.

Une moto plus marathonienne que sprinteuse donc, qui sait rester sobre avec une consommation moyenne en voyage comprise entre 4,5 et 5l/100 kms. De quoi tenir une autonomie de 450 kms et éviter de transpirer dès que les stations essence se font rares.

La boite est restée précise malgré son âge et relativement douce (par rapport à ce propose d’habitude Yamaha), et ce malgré un embrayage toujours d’origine à 200.000 kms ! La transmission est, elle aussi, toujours d’origine, et ce cardan est vraiment un plus en voyage. Fini la graisse de chaine, une simple vidange de pont de temps et temps et on y pense plus de tout le roadtrip.

Pour la partie cycle c’est aussi du très costaud, mais pas que ! Yamaha aurait pu se contenter de faire des suspensions en bois pour que ça dure longtemps, mais non, ils ont réussi à proposer un châssis simple mais aussi confortable, efficace, sécurisant… Et pour ça pas besoin de passer par du  « réglage électronique » qui ne sert à rien en voyage. Du standard qui fait bien le taf, la moto encaisse bien les chocs, reste stable dans les courbes, au freinage… Et tout ça sur le long terme vu que j’ai refait ma fourche à 180.000 kms et que l’amortisseur arrière n’a pas bougé !

Le freinage est aussi un point positif. Outre la puissance, le système d’ABS et freinage couplé est très bien pensé et sécurisant. Même en tout-terrain il arrive à se faire discret, tout comme l’anti-patinage qui permet une glisse suffisante dans les chemins tout en évitant les figures artistiques qui catapulteraient le pilote hors du sentier (ben oui, la XTZ n’est pas une enduro). On peut toujours avoir un doute sur l’intérêt de l’électronique sur une moto en voyage, mais quand ces systèmes apportent un réel plus en terme de sécurité tout en étant fiables… Pourquoi s’en passer ?

La répartition du poids sur la Ténéré est vraiment bluffante, la moto a beau peser bien 300 kgs en voyage elle reste très agile et stable sur route comme sur chemin. Sa facilité est un véritable atout, car une bonne voyageuse qui se veut confortable se doit aussi de ménager son pilote et de lui éviter d’accumuler de la fatigue même quand les conditions de route sont mauvaises. Aller vite en tout-terrain ne sert à rien en voyage, ce qui compte c’est de pouvoir le faire longtemps, et de pouvoir recommencer le lendemain sans arrière pensée. Le marathon plus que le sprint, Yamaha l’a bien compris en proposant ce châssis qui permet d’éviter la fatigue dans toutes les situations.

La fatigue est aussi évitée grâce à une très bonne ergonomie. Je ne suis pas très grand (1m71) et pourtant j’arrive à poser les pieds au sol même avec la selle en position haute. Certes ce n’est qu’une pointe de pied… Mais c’est suffisant pour avoir un appui sûr, j’ai les jambes bien dépliées en roulant assis et la position debout est naturelle même sans avoir à toucher au réglage du guidon. Un trail aussi pensé pour les moins d’1m80 !

L’aérodynamisme et le confort de la Ténéré sont bien sûr excellent, un vrai canapé sur 2 roues, qui coupe bien le vent, protège au maximum des projections d’eau et permet de faire de très longues étapes sans ressentir de douleurs quelconques.

Les protèges-mains sont très costaud et participent à la protection aérodynamique. C’est pourtant pas faute d’avoir essayé de les casser… J’ai très souvent chuté avec cette moto mais les protèges-mains sont toujours en place !

Je finirai sur la capacité de chargement de la moto qui est juste parfaite. Quand on part en voyage on veut une moto pratique à charger, c’est quand même la base. Ça ne sert à rien de pinailler sur les réglages des suspensions si à la base on arrive pas à fixer les sacoches sur sa moto. A ce niveau la Ténéré est un véritable porte-avion, avec un arrière massif, des possibilités d’accroches de sangles et tendeurs multiples, un réservoir avec une forme très pratique pour accueillir une sacoche… Et les accessoires sont très nombreux, avec des porte-paquets additionnels de toutes tailles, des systèmes de coffres,… Bref, il y a de la place pour les chaussettes de rechange !

 

 

Voila pour le bilan des 200.000 kms de ma Ténéré et vous aurez compris que les objectifs que je m’étais fixé il y a 10 ans ont été largement atteint !

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont accompagné sur la route, que j’ai croisé sur mon chemin, qui m’ont permis de progresser dans ma façon d’aborder les voyages, qui m’ont aidé au niveau mécanique alors que j’avais deux mains gauche… Et je remercie la concession YAM34 où j’ai acheté ma moto il y a 10 ans, qui s’est occupée de la majeure partie des entretiens et sans qui je n’aurais peut-être pas atteint les 200.000 kms !

La moto sort actuellement de leur atelier pour une bonne révision, vérification,… Et les mécanos m’ont confirmé qu’elle était bien en route pour les 300.000 kms… Donc à dans 5 ans pour un autre bilan !

 

8 réflexions au sujet de « 10 ans de voyage en Ténéré : le bilan des 200.000 kms »

  1. MONGE dit :

    Super résumé de tes 10 ans de voyage au guidon d une moto qui m a toujours fait de l oeil,un jour peut etre j en aurais une,mais j avoue que le poids,chargée a deux et mes 174cm ne m inpirent pas trop.Bonnes virées pour tes prochains 100000kms
    JC

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    • xt1200z dit :

      Je suis plus petit que toi… Donc fonce ! 😉

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  2. Arnaud dit :

    Propriétaire d’une 1200 XTZE de 2014 je viens de passer le cap des 112.000km comme une fleur, et je confirme la fiabilité de cette moto. Effectivement, ce n’est pas les sensations d’une KTM, ce n’est pas l’image d’une Gsadventure, mais c’est que du bonheur. Et elle ne m’a jamais fait défaut, bien que je roule tous les jours, par toutes distances et par tous les temps.

    Un bonheur

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  3. Nies dit :

    Bonjour,

    Super photos de voyages qu’elle sont les pneus en 50/50 qui son le mieux adaptés au cours de vos voyages merci par avance pour votre retour.

    Pour info je roule en KTM 990ADV de 2010 avec monte de pneus Heidenau K60 Scout .

     

    Cordialement

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    • xt1200z dit :

      Salut,
      Je n’ai pas de grosses préférences en termes de pneus, le plus important pour moi c’est qu’ils durent longtemps ! Donc le K60 est très bien pour les longs voyages, j’utilise aussi des Mitas E07.

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  4. cayuela dit :

    super récit félicitations

     

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  5. Whipoid dit :

    Merci pour ton texte, tes photos. C’est beau, ça se lit tout seul et ça m’a fait rêver. Comme j’ai la même moto que toi, je n’ai plus d’excuse valable pour rester calfeutré sur les routes locales. Continue de partager ton expérience de cette moto et du voyage, oui, encore, please ! Au plaisir de te serrer la pince et de t’entendre de vive voix raconter tes belles rencontres.

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  6. Thierry dit :

    Éloge de la fiabilité,bravo !! Perso, je ferai reconditionner l’ amortisseur et remplacer les ressorts de fourche.

    Pour moi, pareil mais avec un 1150 GS que j’ai toujours malgré 3 tours de compteur et qui me plaît toujours autant !

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