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Les secrets du Maquis – 1 – Corsica 2017

Un voyage en Corse, surtout en tout-terrain, est quelque chose qui se prépare minutieusement… Cela demande des semaines de préparation intensive, de réflexions quand à l’itinéraire à emprunter, de recherches, de questionnements… Une aventure à réserver aux baroudeurs expérimentés bien entendu… Mais qu’est ce que je raconte moi ?! Bien sûr qu’on a préparé ça à l’arrache ! Deux heures avec la carte sur un coin de table avec mon bon vieux stabylo… Pour une vague idée des chemins, le reste on verra sur place !

15 avril 2017, la troupe de mercenaires du dimanche embarque à bord du ferry. Sylvain et Baptiste ont déjà été mes compagnons de galères, Nico se joint à nous pour la première fois avec sa 1200 GSA toute neuve équipée de pneus tout-terrain pour l’occasion. Par rapport à l’an dernier la préparation a quand même été plus « appliquée », avec une étude un peu plus approfondie de nos cartes IGN qui nous a révélé quelques pistes que nous ignorions… Et c’est dans le bateau que nous décidons de nos étapes en attendant avec impatience le débarquement de Corse !

 

 

 

 

A peine arrivé à Ajaccio, la troupe met tout de suite le cap vers les montagnes et notamment le col de Saint-Eustache pour un premier contact avec les chemins corses. Cette piste nous avait déjà séduite l’an dernier et, vu notre accostage tardif, elle fera un premier point de bivouac parfait.

Baptiste donne la direction… Et Sylvain me fait comprendre qu’il n’est pas venu pour enfiler des perles !

 

 

 

 

Le voyage ne pouvait pas mieux commencer que sur cette piste, elle nous en met tout de suite plein la vue ! Il faut dire qu’elle ne réserve aucun piège et cela permet de lever la tête et de profiter du magnifique paysage de l’Alta Rocca… Entre roche et maquis.

 

 

 

 

 

Nous retrouvons le point de bivouac dit « de la voiture brulée » pour notre première nuit sous les étoiles corses. L’histoire ne dit pas pourquoi ce 4×4 a brulé, ni ce qu’est devenu son propriétaire… Le maquis a des secrets que l’on ne souhaite pas toujours connaitre !

Les voyages sur l’île de Beauté ont leur rituel, celui du traditionnel apéro saucisson/Pietra pour refaire le programme de la journée et célébrer ce plaisir de « barouder » entre potes.

 

 

 

 

La nuit sera fraiche… Surtout pour Sylvain et son hamac ! C’est ça la dure vie du baroudeur de l’extrême… Dormir sous un tarp c’est la classe mais ça caille !

C’est sous un soleil radieux que nous reprenons la route… La D19 qui mène à Fozzano est déserte et nous offre un panorama parfait sur le golfe de Propriano. Une piste en contrebas semble y mener… Alors allons voir ce qui s’y trame !

 

 

 

 

Nous suivons cet enchainement de pistes qui surplombent la mer, parfois roulantes, parfois lézardées d’ornières… Mais rien d’insurmontable ! Nous profitons de ces moments précieux de tout-terrain, partout où nous posons notre regard la vue est sublime… si proche du rivage mais si loin de son tumulte… On ne peut pas dire que l’on soit gêné par le tourisme !

 

 

 

 

Après de longs détours par le maquis, nous atteignons la plage pour une pause repas/sieste/baignade bien méritée. La fatigue de la traversée se fait encore sentir !

 

 

 

 

L’après-midi sera consacrée à des plaisirs plus « routiers » dans les environs de Sartène, Tizzano, Roccapina… La Corse est faite pour ravir les trails, on y passe de la terre au bitume avec toujours autant de bonheur !

 

 

 

 

C’est au moment de trouver un point de bivouac que les choses se sont compliquées. Sur ma carte j’avais repéré une petite piste au bord du lac de Talza, tout près de Figari, et celle-ci s’arrête au bord de l’eau… Sur la papier ça a l’air parfait, mais sur le terrain c’est bien différent !

Le chemin est un régal pour le pilotage, sinueux avec des virages au bords inclinés et à l’intérieur sableux… Étroits et formant comme un « couloir » entre les broussailles… On se croirait presque sur un petit circuit d’enduro ! Quelques pièges disséminés ici et là viennent pimenter la progression, avec des passages boueux et/où sableux où j’inaugurerai la série des figures acrobatiques avec une chute plus ridicule que douloureuse ! Mais, malgré le plaisir de roulage, la piste n’offre aucun endroit propice au bivouac… L’heure tourne et nous n’avons toujours pas d’endroit où dormir !

 

 

 

 

Mais c’est au bout de la piste que la chance nous sourit. Le barrage du lac nous bloque la route mais le chemin s’élargit et laisse largement la place pour planter nos tentes… Nous sommes sauvés !

Finalement c’est le spot parfait pour un bivouac: spacieux, discret et avec un point d’eau pour que les motards crasseux que nous sommes puissent se laver !

Pour une première vraie journée en Corse le bilan est parfait avec des pistes sublimes et de belles routes offrant constamment une vue imprenable sur la mer turquoise… Que demander de plus ?! Un « rab » de charcuterie et de Pietra ? C’est quasiment réglementaire sur nos campements…

 

 

 

 

 

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